70 TRAITÉ COMPLET
par la qualité, de ce qui pourrait manquerdans le nombre de ces arbres; ceux que j’au-rais, par les espérances qu’ils feraient conce-voir, sembleraient réclamer d’avance la placedestinée aux arbres utiles. Une observation es-sentielle à faire, c’est que si un plant pareila été bien secondé par les soins et les diffé-rentes saisons , il est plus en état d’être misen pépinière à la fin de l’année, que ne l’estau bout de deux ans celui qui a été semé tropépais.
Mais dès qu’on voit qu’il l’est trop , nemanque-t-on pas de dire: Il y a un remèdefacile , c’est de l’arracher. Je réponds : Onn’ose l’arracher, dès qu’il sort de terre , avecses feuilles similaires , dans la crainte que desgelées subséquentes ne fassent périr ce quireste. On le laisse croître ; mais alors il a pi-voté ou étendu latéralement des racines quiont commencé à se croiser avec les voisines ;on évente, en arrachant, celles du plant qu’onlaisse, on lui en casse quelques-unes , on l’en-traîne même souvent.
D’ailleurs, quand ce moyen réussirait par-faitement, c’est du tems, de la semence per-due. J’ai toujours eu regret, de voir sacrifierainsi de jeunes arbres qui ne demandent qu’àvivre, qui eussent peut-être un jour étonné