SUR LES PÉPINIÈRES. 79qui ont Ja force de résister aux efforts de l’hi-ver. Leur succès dépend des premiers soins quiprécèdent et suivent leur naissance.
C’est un phénomène digne d’observation etfait pour surprendre , que la facilité ou la diffi-culté qu’ont certains arbres pour se naturaliserdans différens climats. Assurément la pêchequi est originaire de la Perse, le marronierqui nous vient de l’Inde , le cerisier que Lu-cullus transporta le premier en Europe , de Cé-rasunte (i), ville de Pont, après avoir vaincuMithritade , et tant d’autres arbres qu’il estinutile de nommer , se sont aclimatés sans ef-fort , à une température bien différente de celle«l’Avignon , relativement à Toulouse ou àTours . Cependant nous avons des pêchers plusbeaux qu’à Ispahan et dans la province d’Ie—rakh, des marroniers plus'étonnans qu’à Ma-dras et à Bombay ; dans le tems qu’on a re-gardé comme un phénomène, l’existence d’un,olivier en pleine terre dans un jardin à Tou-louse , et qu'on ne saurait élever ainsi un gre-nadier à Montauban . Le mélèze qui disputeavec avantage au sapin le droit d’aller sur lesplus hautes montagnes , braver l’âpreté des frUBaas > auxquels son rival a de la peine à ré-