8o TRAITÉ COMPLET
sister, s’accoutume difficilement à notre tempé-rature , dans le tems que beaucoup d’arbresvenus de la Virginie et de la Caroline , où latempérature est plus froide que la nôtre, seplaisent beaucoup parmi nous, tels que le peu-plier , le robinier ou acacia, qui réussit sibien , même dans nos départemens méridio-naux. La recherche dë ces causes serait digned'occuper les naturalistes, s’ils ne perdaient pasde vue sur-tout les vœux qu’on ne cesse defaire pour trouver les moyens les plus efficacesde naturaliser , dans les différens climats, lesarbres qui semblent repousser nos soins et nosefforts.
Henri IV desirait de multiplier en abon-dance le mûrier blanc dans les provinces sep-tentrionales , afin d’y établir des manufacturesde soie. Il en chargea l’auteur immortel duThéâtre d’Agriculture. Olivier de Serres lesplanta avec un grand succès , dans le mêmelieu où le génie de le Nôtre a tracé et a faitexécuter le plan du jardin des Tuileries . Rienn’est impossible au talent qui a les moyens desuivre son objet avec constance. Ce même ar-bre , si difficile à naturaliser dans nos climats,est fort commun en Prusse, où il fait bienplus froid. Quelle en est la cause ? Je suis per-suadé que si le gouvernement, de .proche en