88 TRAITÉ COMPLET
avec de la litière longue, tordue comme des
cordes.
Le degré de chaleur des couches est relatifà la nature des semences qu’on veut faire ve-nir ; il en est même qui ne peuvent prospérerque dans desserres, où elles trouvent une tem-pérature à peu près semblable à celle des lieuxd’où elles sont originaires.
■ Pour s'assurer du degré de chaleur conve-nable , quelques personnes plongent la maindans la couche j d’autres y enfoncent des bâ-tons jusqu’à la profondeur à laquelle doiventpénétrer les vases dans lesquels sont les se-mences , ou les plantes qu’ils veulent faire ve-nir par le secours de la chaleur; mais cettemanière d’en fixer le degré est arbitraire ettrès-souvent fautive. Dans ces différentesépreuves , la chaleur qu'on croit trouver à lacouche, est relative à celle de la main ; pluson y aura froid ou chaud , plus la sensationsera forte ou faible. Il en est de même si onveut mesurer de cette manière la chaleur com-muniquée au bâton.
' Il faut, dans ces sortes de cas , se servird’un thermomètre bien gradué. Je n'en con-nais pas de plus utile et de plus simple quecelui qu’a imaginé M. Regnîer. En voici la des-cription et la figure: , . ■ "