SUR LES PÉPINIÈRES. 87d'humidité. Lorsque l’on continue la couchehors de terre , il faut que les côtés soient éle-vés verticalement. Pour cet effet , on laissedépasser un peu la paille , qu’on replie, afinqu’elle puisse être retenue. Ceux qui se con-tentent d’emporter avec les mains ce qui ex-cède , ne font jamais de couches solides ; ellesse déjettent d’un côté ou d’autre.
A chaque lit de fumier qu’on fait , il fautavoir l’attention de le piétiner pour le bientasser, sans quoi la couche ne serait pas so-lide. On la contiuue de cette manière jusqu àla hauteur d’environ deux pieds et demi outrois pieds.
Ensuite on la couvre de bonne terre végé-tale app r0 p r ié e aux semences qu’on se proposede lui confier. Cette pratique est préférable àcelle que suivent beaucoup de jardiniers , quise contentent de couvrir leur couche de ter-reau pur ; il n’a pas assez de consistance pourles racines de quelques plantes.
Il faut que la terre sur la couché ait envi-ron dix ou douze pouces de profondeur, afinque les racines aient le moyen de s’étendre. ~
La terre a besoin d’être soutenue par deschâssis , des planches , ou, à leur défaut, pardes piquets plantés le long de la couche ,entre lesquels oh fait circuler do3 éordea faites