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Tome premier.
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SUR LES PÉPINIÈRES. 97toutes les parties de leur circonférence , et deleurs yeux principalement, tout autant de ra-cines. J’aurai occasion plus bas de traiter cetobjet avec plus de détail. Des expériences vontdonner un nouveau jour à ces principes. Quel-ques branches de saule, d’osier , de tilleul ,de platane , de peuplier , de vigne, etc. , ef-fleurent-elles la terre ? Il en part de racines.Suivez les racines d’un orme, d’un robinier,ou acacia , etc. , exposez leur extrémité à l’air ,vous aurez aussi-tôt des drageons de ces ar-bres. A trente-deux décimètres ( un pied ) deleur tronc , faites circulairernent une tranchée ,coupez les racines. A cette distance, celles quiseront séparées du corps de l’arbre , formerontautant de bourgeons , qui, entourés de terre,formeront de nouvelles tiges. Voilà tout au-tant d’arbres que vous aurez multipliés sanspeine.

Un de mes amis avait dans une de ses terres,quelques chênes-lièges qu’il avait fort à cœurde multiplier , à quelque prix que ce fût. Ilse plaignait qu’ils rapportaient rarement dessemences , ou qu on ne savait pas les faire le-ver. Je lui conseillai de faire étêter un de cesarbres , et de le faire élamier à nu près dela tige. Il donna au printems des pousses vi-goureuses. Nous nous procurâmes des caisses

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