102 TRAITÉ COMPLETà la vue de cet admirable système d’unité qui,toujours fécond , toujours semblable , régit ,par la simplicité de ses lois, tant d’êtres quine nous paraissent diflerens que par desnuances plus apparentes que réelles.
Caché d’abord dans une protubérance quiest sous l'écorce , invisible ensuite, sous lafeuille qui le précède, pour le protéger et, lenourrir, cet œil se gonfle insensiblement. Lepoint de son insertion voit l’écorce se dilater.Il s’y forme un bourrelet où se ramasse ,s’épure la sève. Bientôt son abondance, la forceque la fermentation intérieure lui commu-nique, fait cesser avec une vigueur graduée ,l’état d’inaction où ce bouton semblait êtreréduit.
Par la disposition , comme je l’ai dit, qu’ontdans la terre , les branches de se développeret de s’étendre en racines, il est évident queles boutons doivent de préférence en produireautant qu’ils eussent produit de rameauxdans l’air. Il est même des arbres et arbustesdont les boutures ne poussent de racines quedu bouton , ou des parties qui l’avoisinent,comme dans la vigne , le sureau , etc. , à moinsque Part ne vienne au secours, pour en faireproduire dans les parties entre les deux yeux.
Le succès donc des boutures, comme des