SUR LES PÉPINIÈRES. 107tion et à l’expérience qui me manquent de lafixer.
Les boutures ordinaires se plantent, assezgénéralement, en les enfonçant dans la terre âvingt-sept, trente-deux , quarante centimètres( dix , douze on quinze pouces ) au plus ; l’ex-*cèdent ne prend point racine, ou se fortifie bienpeu , à moins que le lerrein ne soit défoncédepuis peu de tems , et que la terre du fondne soit également meuble, végétale commeà la surface , et que l’air n’y pénètre.
On doit avoir l’attention de couper les bou-tures à deux ou trois yeux hors de terre, parceque, assez communément, il ne monte pasassez de sève pour nourrir toute la brancheet e n développer les yeux en bourgeons.
On peut cependant faire une exception à cetégard , pour certains bois blancs, et pour toutesles branches dont les fibres, naturellementlâches et spongieuses, aspirent, soit de l’at-mosphère , soit de la terre , une grande quan-tité de sucs nourriciers, tels que certains saules,quelques espèces de peuplier, les osiers, lesplatanes, etc.; bien plus, une suite d’expé-nences , faites en différens tems, et dans plu-Sle urs endroits , m’a convaincp que les bouturespeupli er d’Italie , entr’autres, fussent-elles dedeux et trois ans, hautes de deux mètres (une