SUR LES PÉPINIÈRES. Il3bouteille pleine d’eau , exposée au soleil dumidi -, il dit qu’il renouvelait cette eau tous lesdeux jours, et qu’au bout de six semaines cesplantes avaient des racines.
Que de compilateurs n’ont cessé de répéterqu’en perçant avec un villebrequin une barrede saule, de quinze en quinze centimètres (sixen six pouces ), et en plaçant dans ces trousdes boutures d’arbres fruitiers , il en résultedes arbres bien formés , lorsqu’on a recouvertde terre cette branche ! D’autres conseillent defendre cette barre , d’y faire des entailles ,pour y mettre des boutures , et de rejoindreles deux parties qu’on lie fortement, avant deles mettre dans la terre.
Que ne dirons-nous pas d’AgricoIa, qui,dans ses rêves sur la multiplication univer-selle , créait des arbres à millions ! Il faut con-venir que son ouvrage offre un singulier mé-lange d’érudition et d’extravagance. Quand nosexpériences ne nous auraient appris qu’à nousmettre en garde contre de pareilles erreurs ,encore pourrions-nous nous flatter d’avoir faitquelques pas vers la vérité et vers l’utilité.