Band 
Tome premier.
Seite
112
JPEG-Download
 

Ïï2 fSAlTi COMPLETliv- i , chap. V ) enseigne l’art de multiplierïes plantes , en semant des fleurs, et cite pourexemple un thym venu de cette manière ; etcomme dans ces sortes de cas il n’y a que lepremier pas qui coûte, il ajoute au liv. io,chap. IV, qu’on peut multiplier aussi les ar-bres , per lacrj'mas , c’est-à-dire , par l'écou-lement de leur sève ou de leur résine. EIsholts,dans son livre du jardinage, raconte sérieuse-ment qu’un apothicaire , après avoir préparéune grande quantité de sel d’absynthe , fit por-ter les cendres avec son fumier dans sa vigne,et qu’il en provint de la belle absynthe.

Auguste de la Mirandolo ( liv. 3 , chap. V )vous dira qu’il a mis en terre des feuilles ( sansleur bouton ) de citron , de limon , d’opuntia ,ou figuier des Indes , et autres, et qu’il en arésulté des arbres qui ont fleuri et porté desfruits. On raconte la même chose de Frédéricd’Ausbourg. Il est vrai qu’il laissait le boutonadhérent à la feuille. Munschaus-IIausen-Van-Schvvôber porte les choses plus loin. Il pré-tend qu’une feuille de limonier, cultivée parses mains à Rivo , a produit fort promptementun fruit mûr. L’abbé Vallemont, dans son ou-vrage des Curiosités de la Nature , cite M.Ri gnon, arhoriste royal, qui multipliait lesplantes Jes plus rares , en les mettant dans une’