Band 
Tome premier.
Seite
115
JPEG-Download
 

SUR LES PÉPINIÈRES. IlS

Mais il faut convenir qu’on a trop abusé decette facilité. Citons pour exemple l’orme , leprunier, le cerisier , le poirier, etc. ; il y aune bien grande différence entre ces arbresvenus de semence ou de drageons.

Ceux-ci ne parviennent jamais à une grandehauteur , rejettent beaucoup , s’épuisent, etdévorent inutilement le terreiu qui les envi-ronne.

Les arboristes trouvent qu’il leur est bienplus commode d’acheter pour dix ou douzesous , un cent de rejetons de prunier, que d’ensemer les noyaux. Qu’en résulte-t-il ? C’est<fue nos jardins sont continuellement empoi-sonnés de drageons, qui pullulent par-tout,e t dont on ne peut se défaire, même en étron-çonnant les racines du sujet qui les produit.Cet inconvénient serait bien plus rare, si cessujets provenaient de semence , et si on con-servait leur pivot en les replantant. On peutfaire le même raisonnement sur les autres ar-bres que je viens de nommer. Pourquoi, aulieu de greffer des cerisiers sur des rejetons deces arbres , qui drageonnent encore plus queles pruniers , ne pas se ménager des plantsv ®nus du noyau de cerise, ainsi que le pra-tiquent quelques pépiniéristes intelligens?

Personne n’ignore que les pommiers-paradis