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Tome premier.
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Ïl6 TRAITÉ COMPLETet les doucins rejettent beaucoup. Je pris leparti de laisser croître une des mères-paradisque j’avais , sans la tailler. Au bout de troisou quatre ans , elle me donna des fruits pe-tits et sauvages. Je les laissai mûrir sur l’arbre.Dès qu’ils furent tombés, je laissai pourrir cespommes, en ramassai avec soin les pépins , queje semai dans des vases. Le plant qui eu pro-vint m’offrit de sujets très-petits de paradis,que je vis très-peu drageonner dès que je leseus écussonnés. Je crois donc que si, au lieud’avoir des mères , qui sont des rejetons darejeton , on les renouvelait quelquefois de se-mence , ainsi que les doucins, on aurait desarbres moins épuisés. Cette expérience est assezimportante par l’agrément et l’utilité qu’onretire des pommiers-paradis , pour être suivieavec attention par des amateurs. Je n’ose m’a-dresser au grand nombre de marchands pépi-niéristes ; ou ils n’auront pas le tems de melire, ou la volonté de seconder mes vœux àcet égard, dès qu’ils ne leur paraîtront pasconformes à leur imperturbable routine , ou àleurs vues d’intérêt.

Je crois donc que le plus mauvais parti qu’onpuisse prendre, c’est d’employer des rejetonspour les arbres qu’on destine en avenues, oupour des arbres fruitiers. XI vaut mieux se bor-