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Tome premier.
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SUR LES PÉPINIÈRES. 22$

Qu’on compare à d’aussi heureux résultats,les plantations faites en hiver , et au retourdu printems. Si on joint sur-tout à ces con-sidérations , celle de planter par des beauxjours d’automne, sans être engourdi par lefroid, et celle d’être servi des premiers, sion est forcé de recourir à des marchands,chez cpii on a le droit du choix, on ne sau-rait balancer.

C’est au moment ,de planter une pépinièrequ’on sent le grand avantage qu’il y aurait S’a-voir chez soi un plant qu'on est forcé de tirerde plusieurs endroits, à grands frais et avecdes embarras multipliés. J’ai fait connaître cesïnconvéniens au chapitre quatrième.

Mais que doit-on faire pour diminuer lasomme du mal ? Il faut, après avoir reçu leplant, le laisser au moins un jour ou deux,suivant qu’il parait épuisé, dans une eau quisoit tempérée, et dans laquelle on aura faitdissoudre du crottin de cheval, ou du fumierde mouton , ou de la fiente de poule et depigeon. C’est un moyen de le désaltérer, dele réchauffer, de le ranimer, de rétablir unecirculation qui supplée, du moins en partie,à ce qui lui manque du côté du sevrage qu’iï3 éprouvé»

Si on üq le plante pas aussi-tôt , il faut te