SUR LES PÉPINIÈRES. 239la retrancher, à cause principalement qu’elleles affermit contre les efforts du vent ; et que
les arbres qui sont pourvus de leur pivot, coû-tent moins de risque d’être renversés. Cepen-dant cette même racine ou pivot est très-pré-judiciable aux arbres qu’on doit transplanter ;et voici comme je le prouve :
Si l’on arrache un chêne de cinq a six ara,qui ait été élevé dans une terre perméable auxracines, ou qui ait beaucoup de fond , on nelui trouvera qu’une racine en navet, laquelle »sans avoir presque produit de racines latérales fse sera alongée perpendiculairement en terre àplusieurs pieds de profondeur. J’ai fait arracherdes chênes qui n’avaient que six à sept pouce9de tige, et dont les pivots se sont trouvés longsde quatre pieds : dé tels arbres n’ont aucunedisposition â reprendre ; et si on les transplan-tait , ils périraient presque tous. Il est doncimportant de prévoir et de prévenir cet accidentpp.ur les arbres qu’on doit transplanter ».
On voit évidemment par là que Duhamel neprétend faire cette suppression qu’à tous lesarbres qni n’ont qu’une seule racine qui s’al-longe, et dont cependant il reconnaît l’utilité ,Comme point de résistance contre le vent.
Mais est-il bien vrai que tous les arbres pro-venus de sentence n’ont qu’une racine de cette