SUR LES PÉPINIÈRES. 247même système de végétation. Quant à moi,je pense qu’il est toujours fâcheux d’avoir unarbre dans cet état; mais je suis persuadé,d’après un grand nombre d’expériences, qu’ilvaut mieux le planter ainsi, que de suppri-mer de pareilles racines. Il y a donc très-peude cas où on doive couper des racines , et alorsil faut en ôter aussi peu qu’il est possibleet faire une coupe unie en bec de flûte, surun des côtés.
Mais , dira-t-on, quelquefois les pivots depoirier et autres sont extrêmement longs. Quefaut-il faire ?
Voilà une exception. Il est impossible deles mettre en terre dans toute leur longueur,son raccourcissement est dans ces sortes de casun mal nécessaire.
Dans ces circonstances, je le plie autantqu’il est possible , et j’ai l’expérience qui s’estrenouvelée souvent, sur-tout depuis trois ans,qu’au point de la courbure il se forme des ra-cines latérales , ainsi qu’au-dessus , qui formentUn bel empâtement de racines , qui se diri-gent obliquement et horizontalement.
Il s’offre ici une question bien importante enagriculture : le succès d’une pépinière tient deprès à sa solation. On 11e saurait donc s’en oc-cuper avec trop d’attention.