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Tome premier.
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suis assuré en fouillant deux ans après auxracines.

Mais, dira-t-on, s’il y a des racines écor-chées ? Recouvrez-les avec de la terre grasse,de bouse de vache , et de l’argile , etc. ; ilse formera une nouvelle écorce. Mais s’il yen a de cassées, de fendues ? Rapprochez lesparties , contraignez-les , s’il le faut, avec deséclisses ; couvrez-les comme je viens de ledire, il se formera bientôt une soudure, uncalus , une anastomose.

J’ai éprouvé de mettre en terre des racineséclatées , dont les parties ne tenaient entreelles que par quelques fibres ; je les ai visitéesdeux ans après ; il s’était formé un bourreletd’où étaient sorties de nouvelles racines.

La nature ne les traite pas avec plus d’in-différence que les oeillets, ou d’autres arbreset arbustes que vous marcottez. Vous faitessur un nœud une incision transversale, jusqu’aumilieu de son diamètre; vous fendez au-dessusla tige vers le milieu , vous, interposez de laterre, où tout autre corps étranger, pour queles parties ne se réjoignent pas. Les branchesconduites ainsi, prennent racine comme cellesdes arbres que vous marcottez : elles ne pé-rissent pas. Donc, par la même raison', lesracines fendues, éclatées, sont soumises au