SUR LES PÉPINIÈRES. 249
Lorsque je vois des pépiniéristes, et autresmarchands , fournir des arbres dirigés en es-palier , pendant quatre ou cinq ans dans lespépinières ou les batardières , les vendre six ,huit et dix francs , à des propriétaires enthou-siasmés de l’espérance qu’ils porteront des fruitsdès la première année , je ne puis que plaindrel’erreur si excusable de ceux-ci , et etre in-digné de la supercherie ou de l’ignorance desautres (1).
Propriétaires , tout marchand qui vous vendun arbre , fût-il un cerisier , même un pom-mier-paradis j en vous fesant voir qu’il doitproduire du fruit dans l’année , vous offre unejouissance momentanée , mais qui exclut, ouretarde du moins celle que vous vous propo-sez pour l’avenir. Dans le règne animal commedans le végétal, l’époque de la fécondité n’estpas celle de l’enfance; cette époque est bienplus éloignée. Si vous l’anticipez , elle présageune prompte caducité , et les fruits qui en pro-viendront seront faibles et dégénérés. Compa-
(1) Que de partisans' je cie ferais ? si j avauÇ ' .
Contraire !'M. Lemoine et autres n’eussent pas ex taleur l)U e , sur-tout si j’avais indiciué leurs quenouille*de trois sous dVlrafréparées daus leurs terres ou ICI®terreau.-