SUR LES PÉPINIÈRES. 25lsaine physique, éclairée de l’expérience , aujeune arbre qu’on vous vend afïruité , et de-mandez - vous pourquoi il offre cette excep-tion sur les autres arbres de son espèce etde son âge, qui sont bien loin de l’annoncer ?Vous en conclurez que, prévenant, avant letems , l’époque de la fécondité , par une sèvetrop épurée , ses productions précoces le rap-prochent d’un âge plus avancé , avant-coureurde la caducité. Suivez-le quelque tems, et salanguissante existence vous apprendra qu’il atrop tôt joui de la plénitude de la vie, s’il estvrai, comme on l’a prétendu, qu’elle tient àla faculté de se reproduire.
On en a un autre exemple bien frappant,dans ce qu’on appelle arbres en quenouille : toutle monde presque veut en avoir. On en vendet on en achète sans discernement; on les plantede même , avec toutes leurs branches ; on seplaint presque généralement de'leur peu deréussite, on les remplace par d’autres , el aveca ussi peu de succès : sur des milliers on envoit à peine réussir un très-petit nombre. Aquoi cela tient-il ? A plusieurs causes , maisdont la principale est la confiance qu’on a del e s planter avec toutes leurs branches. Je crois
II
avoir démontré dans le Traité sur les Arbresfruitiers pyramidaux.