SUR LES PÉPINIÈRES. 255
courcissant des branches latérales, pour qu’ellesn’affament pas trop les racines, mais retiennentla sève surabondante, et ne fassent pas pen-cher la tête, comme dans la figure 5 de laplanche première.
Appliquons cette suite de raîsonnemens etd’observations au bon plant qu’on se disposeà mettre en pépinière. Qu’est-ce qui précèdele développement de l’arbre dans la semence ?C’est la racine. Suivez à cette époque la crois-sance de cet arbre; elle est précédée , comme» je viens de le dire , par celle des racines. Ellesse sont divisées , subdivisées; elles en ont for-mé de petites ; elles sont couvertes de ma-melons , d’où provient le chevelu, et la tiges’élève seule : les racines qui doivent corres-pondre aux branches latérales sont déjà vigou-reuses, et ces branches sont encore renferméesdans le bouton que la feuille a caché , ali-menté, abandonné enfin à ses propres forces,lorsqu’il a pu se passer de son assistance tu-télaire.
Allez dans un semis bien fait, où on ait jetéde bonnes semences. Prenons pour exemple cesbeaux semis du Romois , où l’on élève ce bonplant de pommiers et de poiriers , qui, duMarché- de Rouen , sont transportés dans toute^ France, et quelquefois- dans l'Europe , et-