254 TRAITÉ COMPLETglige aucun des soins que j’ai recommandéspour la déplantation et transplantation des ar-bres , et je réponds d’un succès que j’ai éprouvéen différens tems et climats divers. J’ai eu cetteannée une jouissance , en voyant planter ainsi,dans le jardin du Luxembourg , des arbres quine devaient pas être étêtés , d’après les prin-cipes que j’avais établis dans le Traité des Ar-bres fruitiers pyramidaux , que j’avais publiéà la fin de l’automne.
Quant aux arbres résineux , conifères , ettoujours verts, tout le monde connaît la grandedifficulté qu’il y a de les transplanter; ils réus-sissent rarement, et dépérissent même si on acoupé quelqu’une de leurs branches ; que se-rait-ce si on les étêtait ? Le plus sur moyenpour les faire réussir, est, après avoir bienpréparé le terrein dans lequel on les destine ,de les dépoter sur le lieu même ; ou, pourplus grande précaution, de casser le pot, sile dépotage fait craindre quelque inconvé-nient; ou enfin de les planter en motte, s’ilssont gros.
Concluons de ce que je viens de dire, quesi l’arbre, par sa nature, par la multitude etla force de succion de ses racines , peut êtreconservé avec sa tige, il n’y a pas à balancer
de le planter dans foute sa longueur , en rae-
/