SUR LES PÉPINIÈRES. 27Jtrouve , celle principalement qu’y dépose lepapillon, pique comme des orties.
Un arrêt du parlement de Paris, de 1782 ,renouvelé le i 3 février 1786, ordonne, souspeine d’une forte amende , et d’être respon-sable de tous dommages et intérêts , d’éche-niller , avant le mois de mars , tous les arbres,toutes les haies, et de brûler sur-le-champtoutes les toiles et bourses des chenilles. Unarrêté du préfet, du département de la Seine,renouvelle tous les ans d’aussi sages disposi-tions. Pourquoi faut-il que des vues aussi utilesne soient pas secondées par des propriétairesqu’elles intéressent principalement, et encoreplus par l’exacte vigilance de ceux que l’au-torité charge de faire exécuter d’aussi sagesrèglemens ? On a d’autant plus d’intérêt à cequ ils soient en vigueur , que ces insectes sereproduisent, au moins deux fois, dans lamême année. Vers la fin de l’été , ils arran-gent artistement leur nid avec des feuillesd arbres qu’ils entourent de fils d’une soie*ï ui 3 jointe à leur duvet , forme une espècede toit impénétrable à la pluie et aux brouil-lards. Les œufs qui sont dans ces nids éclosentau printems. D’un autre côté , les chenillesqui s étaient enfermées dans leurs cocons, auBtoia de fructidor, ou environ, se ruétaruor-