SUR LES PEPINIERES . 298jours, il se reproduit, comme le ver solitairedans le corps humain. Si on ne peut pas par-venir jusqu’à son extrémité , il faut l’arrachercontinuellement. C’est un des moyens de le fairepérir à la longue , en l’épuisant ainsi.
Les orties sont très-nuisibles dans les pé-pinières ; la grande sur-tout, qui se multiplieégalement de drageons et de semences. Il se-rait à desirer qu’on l’arrachât dès qu’elle pa-raît.
Les jardiniers et les pépiniéristes appellentpipeau une herbe à fleurs jaunes , d’un verniséclatant, qui, comme les fraises, rejette con-tinuellement des filets, de l’extrémité desquelssort un nouveau pied , qui file pour se repro-duire peu de jours après sa naissance. En peude teins, tout le terrein en est dévoré. Il fautbien se garder sur-tout de l’enfoncer dans laterre avec la bêche. Je l’ai vu repousser detrente-deux centimètres ( d’un pied ) de pro-fondeur.
Je ne parle pas des autres herbes qui sontplus ou moins funestes aux arbres. Ce détailm’entraînerait trop loin.
Il n’est pas possible de donner des règless "res pour les sarclages. Plus le sol produitd herbes, plus il faut les multiplier. Je mecontente de dire qu’on prévient bien des em-
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