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Tome premier.
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SUR LES PÉPINIÈRES. 299déplacé , de dire comment s’établit cet équi-libre. Il faudrait expliquer la manière dont lasève s’élève dans les fibres et les vaisseauxcapillaires ; comment sou expansion nécessitecelle du parenchyme , qui commence à s’enimbiber, à se l’assimiler ; comment, dans leretour des vapeurs des sucs aériens que lesfeuilles ont aspiré, et qu’elles renvoient auxracines, une partie reste en augmentation descouches corticales et ligneuses de la tige ; com*ment, etc. , etc., etc. Mais bornons-nous àdes recherches pratiques. Eh bien! j’en ap-pelle à l’expérience et' à l’observation j si l’onme montre un arbre dont, au fort de sa crois-sance , on ait coupé toutes les branches laté-rales , qui n’en ait pas acquis une étendue dis-proportionnée à la hauteur qu’il devait natu-rellement avoir , qui ne se soit courbé , qui nesoit pas devenu fluet, étiolé , d’une écorce rudeet presque desséchée , d’un bois raccorui avantle teins , alors je consens qu’on établisse quel-que doute à cet égard. Quant à moi, je puisassurer que je n’ai jamais vu un pareil phé-nomène , et je crois qu’on le cherchera inu-tilement.

Eaissons donc aux arbres naissaus toutes leursbranches. C’est à elles que tiennent principa-lement la vigueur, la beauté et la direction