3ûO TRAITÉ COMPLETde la tige à qui elles servent comme Je ba-lancier, par le contre-poids qu’elles ont avecla sève en tout sens. C’est sur elles que re-posent nos espérances les plus chères, ne fût-ce que parce que leurs feuilles favorisent lessécrétions des sucs trop grossiers , et qui nepourraient qu’être funestes à l’arbre. ( Voyezfigi 5 et 6, pl. i ), et comparez le résultatdes deux méthodes , sur deux arbres qui étaientcl’égale force.
Mais , dira-t-on , vous voyez fréquemmentdans les pépinières des arbres sur lesquels, soitpar une erreur de nature, soit par une causequelconque , certaines branches poussent avecune vigueur qui rivalise avec la tige , et nuità ses progrès. Vous couperez du moins cellë-là?
Tout aussi peu que les autres. Cette forcenous annonce, à la vérité , une dérivation desève ; mais vous y voyez aussi un dépôt decette même sève , formé par une racine , ex-cellente pourvoyeuse. Ménageons-la donc auprofit de l’arbre ; contentons-nous de plier cettebranche avec force , s’il le faut ; de lui fairemême des torsions réitérées ; et si sa troplongue résistance luttait avec avantage contretous nos efforts , cassons-la,à quelque distancede la tige j laissons-la pendante, la sève se