SUR LES PÉPINIÈRES. 'jZà manger , et dont on fait une boisson qui a ung°ût qu’on trouve plus vineux que 1 e poiré.
x. Sorbier commun ( üorbus sjlvesiris do»1 nestica E. G. )
Cet arbre est susceptible d’acquérir une grandeélévation ; on en voit de vingt-quatre mètres dehauteur (72 pieds) dans les forêts, sur-toutdans les départemens méridionaux. Sa tige esttrès-droite. Les branches sont nombreuses ets élèvent presque pyramidalement. Ses bour-goons sont longs , d’un vert-gris. Les boutonssont petits , pointus , sur un support peu sail-laut. Les fleurs sont petites, à pétales roses,concaves, presque ronds. Les feuilles sont ailéesa vec une impaire. Les folioles sont opposées ,longues, unies en dessus , et cotonneuses eu^ e ssous , dentelées. Le fruit vient par trochets,se colore d’uii beau rouge au soleil, et bruniten se blétissant ; ce n’est qu’alors qu’on peut leRanger, sans quoi il est prodigieusement acerbe:0n n attend pas qu’il se soit entièrement blétipour en taire de la boisson , soit qu’on l'ecrasecomme les poires , pour mettre le marc aupressoir, ainsi qu’on le pratique à Igny , etailleurs ; soit qu’on en fasse une espèce de râpé,1 écrasant et eu le coupant en morceau x, pour lefaite fermenter avec de i’eau dans des tonneaux ,-Comme je l’ai vu faire souvent. La maturité dePartie III. A