SUR LES PÉPINIÈRES. 9S
ici se terminent les bonnes productions en cegenre de celte seconde parallèle.
Commençant une troisième parallèle, on trou-vera ceux des Pyrénées, ceux de Rhodez, d’Au-vergne, du Périgord , du Limosin, du Poitou, &c,et il faudra reprendre une quatrième parallèlepour avoir ceux de laNavare, et en particulierles excellens marrons de la vallée deBaigorri. »Dans l’école du Muséum d’histoire naturelle ,on distingue neuf variétés , savoir : le châtaignierdes bois, le châtaignier ordinaire , le marronde Lyon , marron d’Aubraye, celui de ï A génois,la châtaigne de Périgord , la nousillade , la châ-taigne verte, la portaîone.
Cette nomenclature incomplète prouve la né-cessité où l’on est de rassembler des difFérensdéparlemens où l’on cultive la châtaigne, desVa riétés, pour les comparer, les piger, et enfixer la synonymie. On verrait alors que le ci-devant Périgord a aussi ses marrons d’un très-grand prix, sur-tout du côté de Bergerat, et queceux des environs de Lodève jusqu’à Jaussels etTauriac n’en donnent pas d’inférieurs.
Olivier de Serres avait distingué les châtaignesfranches ou cultivées, d’après la tradition reçuedansson lems, en sardones, ou marrons de Lyon ,et tuscanes, a ainsi appelées disait-il, du paysd. où les races nous eu sont venues ».