SUR LES PÉPINIÈRES. 12gORANGER {A uiunti un. )
On ne peut penser à l’oranger sans envier à laChine , d’où il est , dit-on , originaire , et auxautres pays où il a été naturalisé, ce bel arbre ,si utile, et qui nous offre des ressources que nousne saurions trouver dans nos fruitiers indigènesou naturalisés.
Eh ! qui ne se passionnerait pas pour un arbrequi rassemble à lui seul toutes les saisons , qui,par les Heurs qui nous embaument, même enhiver , nous distrait si agréablement de ses fri-mas , et semble franchir l’intervalle qui noussépare du printems ; dans le tems que par la ma-turité des fruits qu’il nousoffre, ou nous promet,.Î1 nous fait rétrograder vers l’automne !
Nos arbres fruitiers se dépouillent de leursfeuilles ; elles se succèdent toujours sur l’oranger;et comme il ne les perd que partiellement, il e»est toujours chargé et a à nos yeux l'avantaged’être toujours vert.
Il n’est pas seulement un objet d’agrémentetde décoration; son bois, ses feuilles,ses bellesfleurs , son fruit sont aromatiques. On y trouvede bons moyens de guérison dans certaines nia-ladies, dans le tems même qu’il offre à ceux