t3.0 TRAITÉ COMPLETqui sont sains, un aliment qui parfume et ra-fraîchit agréablement leur palais, qui donne duressort aux fibres de l’estomac et y corrige lesmauvais levains qui font fermenter les humeurs.
Son bois n’est pas moins précieux ; il est re-gardé comme incorruptible, il n'en existe pasde plus pliant pour faire des mesures. Enfin cetarbre doit, sous tous les rapports, être regardécomme une précieuse conquête que nous avonsfaite sur l’Asie .
Dans les pays où il est indigène , il s’élève àune hauteur, et il acquiert une grosseur très-considérables. Il y en a en Chine de plus de vingtmètres d’élévation et d’un de diamètre, et quel-quefois de deux mètres.
Les Portugais , parmi les peuples modernes ,sont les premiers qui l’ont apporté en Europe ,et ils ont été assez heureux , pour posséder unclimat assez favorable pour le naturaliser chezeux en pleine terre. Cette culture s’est étendueen Italie et même sur les bords méridionaux dela Erance ; mais on s’apperçoit bien qu’il leurmanque le degré de température qu’exige cetarbre , et jusqu’à un certain point nous devonsmous féliciter de n’avoir point à acheter l’agré-ment de le cultiver, par les chaleurs excessivesque réfléchissent les rechers brulans de