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Tome troisième.
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SUR LES PÉPINIÈRES. . iBlle terrein mouvant du royaume de Naples, dela Sicile et de la Calabre , &c.

Quoique la chaleur soit excessive à l’extrémitéméridionale de la France vers la Méditerranée,relativement au climat de Paris , l’oranger n’yest pas encore généralement acclimaté. 11 réus-sit assez bien dans quelques cantons pri\ ilégiésde la ci-devant Provence ; à d’Hières même ohest obligé de couvrir les citronniers et les cé-drats pour les garantir du froid ; on prend aussiquelquefois ces précautions dans le territoire deGênes, qui a demandé à être réuni à la France ,et qui fait, sous bien des rapports , une branchetrès-intéressante de l’Empire Français .

Quoique le type de nos orangers actuels soitvenu , dit-on, de la Chine , il n’est pas vraique cet arbre fût tellement indigène dans cepays , que les autres en fussent privés. Il y avaitdes orangers dans l’Amérique méridionale, biendes siècles avant que les Portugais les appor-tassent chez eux. Les Romains les avaient ac-climatés dans leur pays ; et la mythologie nousrappelle la sollicitude avec laquelle les fillesd ’Uesper fesaient garder par un dragon lespommes d’or ( mala aurea '), ou les orangers deleur jardin.

Les citrons furent transplantés en Italie par