SUR LES PÉPINIÈRES. l3y
Quoiqu'en apparence très-délicat, cet orangercharge beaucoup et produit de belles fleurs.C’est un de ceux dont la dépouille est le plus lu-crative. Ses feuilles sont en grand nombre , pe-tites, recourbées en dehors. Les fruits viennentpar trochets, sont petits et ont peu de qualité.On l’appelle aussi vulgairement bouquetier.
Peu la pipe distinguait d’autres variétés; celleàfeuilles rondesfrisées, et celle à feuilles pointues >argentées et panachées.
14. Oranger a écorce douce ( Aurantiumdulci cortice Ferr. ) Le père Ferrand fait mentionde cette variété, qu’il a vue et cultivée à Naple3.Le fruit se mange avec la ppau , comme nousmangeons nos pommes d’api. L’écorce est fine,et n’est aromatisée qu’au point nécessaire pour -ne pas être désagréable an goût.
15. Or anger de Malte ( Aurantium sativummelitense E. C. )
On cultive à Malte toutes les variétés d’oran-gers. Il en est une qui, par la qualité de son fruit,se fait distinguer , et qu’on s’est attaché à perpé-tuer. Ferrand l’a décrite sous la dénomination de■Aurantiumfceiiftrum. Beaucoup de fruitiers fout,dans les envois qu’ils reçoivent de Gênes et duPortugal , un choix des plus belles oranges, qu’ilsvendent pour des oranges de Malte. On sent que,