SUR LES PÉPIHIÈRES. 143ou ils les laissent croître sans daigner les cultiver.
Pour prouver que cette dégénération n’est duequ’à la négligence , je rapporterai, qu’ayantenvoyé, il y a quelques années, deux jeunesorangers de Séville , à la Jamaïque , où cetteespèce n’était point connue, on se servit de leursbranches pour greffer d’autres arbres , qui ontproduit une grande quantité de fruits , dont on aenvoyé depuis peu quelques-uns en Angleterre;que ces fruits , malgré qu’ils eussent été long-tems dans la traversée , ont été trouvés bien su-périeurs à tous ceux qui nous viennent d’Espagne ou de Portugal , et qu’un seul a donné trois foisplus de jus qu’un autre de la même grosseur,venant de ces dernières contrées ».
On a fait plusieurs variétés de pampelmouse :
Le pampelnioés du Levant, ou Cliadock ,que par erreur on nomme Saddoch ;
Celui de l’Amérique , appelé aussi Saddock ;
Le Saddock-pampelmoés des Barbades ;
Et celui à feuilles panachées. C’est la mêmevariété transportée , et quelquefois perpétuéepar la greffe.
«Le pampeîmoés , dit Roger-Schabol , d’a-près feu la Pipe , porte la plus belle fleur detous par sa forme en grappe , par l’épaisseurde ses pétales, et par son fruit, qui est aussi leplus gros. Son écorce est lisse, et les fibres eu