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Tome troisième.
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SUR LES PÉPINIÈRES. tjbOlivier de Serres réveille noire étonnement,en nous exprimant celui qu’il éprouva dans lesjardins de l’électeur Palatin , à Heidelbert, envoyant les orangers de pleine terre , formant ,dit-il , Je plus bel espalier qu’on peut voir. Jeïne plais à répéter ses propres paroles: « Le Jar-» diu nourrissant, ces précieuses plantes , est» environné d’une grande cloison de charpen—» te rie , et couvert de mesme durant le mau-» vais tems , pendant lequel les arbres y sont» tenus chaudement par des pou'elles qu’on yeschauffe ; et par lè moyen des grandes fe-» nôtres dont le logis est eselairé , qu’on ouvre» et ferme à volonté , le soleil y entre pen-» dant les beaux jours , pour réjouir les ar-» bres. Finalement le beautems venu et la*> crainte des froidures nassée , les arbres sont» développés de leurs couvertures et cloisons,» et laissez au pouvoir de l’esté , si bien qnq” moyennant ces magnifiques somptuosités , la» douceur du printeins et de l’esté régnent con-“ tinuellement en ce logis là , et jamais on n’y» se nt les rigueurs de l’iiyver ».

Quelques particuliers , mais en petit nombre ,en France , avaient adopté ce genre de luxe.Il existait un espalier d’orangers , depuis plusJ un demi-siècle , dans le jardin de l’inten-