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Tome troisième.
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SUR LES PÉPINIÈRES. l8îserait plus pénétrable ; cet excès donnerait lieuà une évaporation trop grande des principes vé-gétaux. Le grand secret consiste à trouver cejuste milieu qui, en donnant aux arbres lesmoyens les plus propres de végétation , em-pêche qu’ils ne soient transmis en pure pertedans la terre ou dans l’air.

Ce n’est pas de la terre seule que les végétauxtirent leur vie et leur nourriture. Il est presquedémontré que les principes les plus abondans etles plus féconds de végétation , leur sont trans-mis, à l’extérieur, par l’influence et les vapeurs-de l’atmosphère, par l’action de la lumière,qui les modifie , par les bienfaits d’une chaleurpropice qui excite et soutient une fermentationfavorable , en même tems qu’elle facilite lacirculation des principes végétaux que s’assi-milent les arbres , ou qui les constituent.

C’est ce qu’a voulu dire Ferrand , en parlantdes orangers : Pariim terra , multùm situs , to-tumferax aeris tempcries.

« La nature du terreiti est peu de chose; l’ex-position fait beauc oup pour leurs succès ; ils dé-pendent principalement d’une température fé-conde ».

En effet, quelque fertile que soit la terre^aus laquelle sont les arbres , ils ne peuvent selasser de chaleur naturelle ou artificielle , ana-