SUR LES PÉPINIÈRES. l83recette qui lui est particulière , et n’en est pasplus avancé que son voisin.
On est toujours sûr du succès , en emplo 3 r antdans la composition de ces terres , et dans unejuste proportion , un mélange de terres fran-ches , avec des engrais tirés des végétaux ,des animaux , et qui ont subi une fermentationsuffisante pour perdre l’excès de leur feu , etlaisser décomposer ou neutraliser ce qu’ellespouvaient renfermer d’âcre et de corro —sif.
Roger-Scliabol , qui , à de vastes connais-sances physiques , joignait un sens droit, exemptde prévention , et les leçons d’une pratiqueconstante , regarde , après l’avoir éprouvé ,comme la meilleure des terres, celle que lestaupes jettent en dehors , après l’avoir émiet-tée avec leurs patte6 ; mais il veut qu’on prenneles taupîiuères dans une bonne terre franche, etdont les productions vigoureuses inspirent la con*fiance de l’employer : telles sont les terresdes prairies.
Il blâme l’usage où sont quelques jardiniersd employer des terres jaunes, qu’ils appellentfranches , qui sont mattes , froides, argileuses,qu il ne regarde que comme line terre à four ,e t nécessite un mélange dispendieux d’autresln grediens, pour en corriger le vice.