SUR LES PÉPINIÈRES. 1 85terres d’orangers, les boues desrueseldes grandschemins, les terres d’égout, de mares et defossés. A Paris et dans les environs , nombre d’o-rangistes se servent d’une terre particulière,nommée terre de gadoue, différente de la pou-drette; elle provient des immondices des rues deParis qu’on enlève par tombereaux pour les por-ter hors delà ville, dans les lieux de leur destina-tion. Ces immondices pouries et consomméesforment par la suite un excellent terreau , maisbrûlant et corrosif quand on ne le laisse pas esso-rer an moins pendant un an.
Avant que de mêler ces divers ingrédieusdont on aura fait autant de las séparés , il faut t°.les battre et les remuer jsour bri >er les mottes etles pulvéri er; 2 0 . les passer, non à la claie,mais aii crible d’osier , tel que celui dont les ma-çons se servent ; 3°. jeter quatre pelletées de laterre naturelle , et une de chacun des autres in-grédiens, en les jonc liant et les éparpillant, puisrelever ces terres et les mettre en un seul tas.Cette opération faite une seconde et une troisièmefois, on peut être assuré de leur mélange et lesemployer utilement pour faire l’encaissement*les orangers.
■A- l’égard du terreau des feuilles desséchéeset du marc de raisin , que l’on n’emploie qu’à^ es sein de pratiquer dans cette terre factice des