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Tome troisième.
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ï86 TRAITÉ COMPLET

soupiraux , pour que l'eau des pluies et des arrO-<semens pénètre plus facilement la motte desarbres, je les crois fort inutiles. Je ne dirai riende différentes mixtions de drogues dangereuses,telles que la chau x, le soufre , le nitre, le salpê-tre , les cendres de toute nature et la suie de che-minée, dont quelques personnes garnissent lepied de leurs orangers. Malheur aux végétauxrégis par des tnaius qui semblent n’opérer quepour détruire !

Tous les orangistes s’accordent à préparerleurs terres long-tems avant que de les em-ployer. Trois ou quatre ans suffi sent pour queleur grand feu s’évapore , et na sont pas trop,pour leur faire perdre leurs parties spiritueuses,pourvu qu’on les dépose dans un trou au nord ,qu’on les foule bien , et qu’on les couvre de ga-zons plaqués. Avec ces précautions, elles sontpréservées du pompement de l'air et de son as-piration , ainsi que des pluies, des neiges et desgelées qui entraînent les sels de ces terres, etn’en font plus qu’un résidu ».

L’usage du tan dans une juste proportion , ladécomposition du marc de pommes , de poires ,de cormes , de la poudrette , des cendres quin’ont point été lessivées, réussissent égale-ment bien. Les Génois vont acheter jusqu’àToulouse de la fiente de pigeon. J’en ai vu char-