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Tome troisième.
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S U 11 LES PEPINIERES. 187ger des barques entières sur le canal du Langue-doc . Ils la payaient env iron douze fr. l'hecto-litre. Au défaut de terre de taupinière, on sesert, avec beaucoup de succès , d’une terre debruyère , ou de celle qui provient d’une légèreraclure des bois, parce qu’elle n’est qu’un ter-reau formé de la décomposition des feuilles quicouvrent tous les ans la surface des bois.

Des terres de cette nature sont facilesà péné-trer, et légères, mais il faut éviter qu’elles ne lesoient trop ; leur excès laisse infiltrer si facile-ment l’eau, qu’elle s’écoule trop promptement,en ent rainant les sels que la terre renferme , oulaisse évaporer à sa surface l’eau , avec les prin-cipes de fécondation qu’elle dissout , ce qui à lalongue l’appauvrit , et exige qu’on la remplacepar un'nouvel encaissement qui fatigue l’arbre,

C’estla raison pour laquelle quelques fleuristescroient qu’il est utile de mettre un peu d’argiledans le mélange , et qu’ils sont, éloignés d’em-ployer les gadoux ou les fumiers qui proviennentdes boues de Paris , parce qu’elles sont compo-sées principalement de sable de'rivière, des dé-trimens des grès dont les rues sont pavées, et dematières ferrugineuses qui s’y trouvent, sur-tout dans les rues où il se fait une circulationhabituelle de voitures.