*9° TRAITÉ COMPLETprocure , par ce moj^en , des arbres plus accli-matés que ceux qu’on tire de Gênes et des par-ties de la ci-devant Provence . Mais on chercheà s’éviter la peiné 1 de les élever ainsi ; on trouveplus commode de se les procurer tout greffés ,pour les former ensuite. —
Ils sont à Paris un objet de commerce assezconsidérable , et bien plus utile pour le mar-chand que pour l’acheteur.
Des Génois ou des Provençaux portent rare-ment à Paris du plant. Leurs orangers sont com-munément greffés. Pour diminuer les frais d’em-ballage et de transport, ils portent ces arbressans branches et avec des racines bien écour-tées. Il y en a en motte, et d’autres dont lesracines sont à découvert. Les premiers n’ontqu’une motte factice , et ne paraissent pas faitspour mériter la préférence sur les autres , s’ilsont été bien couverts et bien emballés.
Ces orangers sont très-Jong-tems en route ,et arrivent assez souvent, épuisés , et quelque-fois un peu desséchés. Il est une manière de leconnaître : si la feuille plie, l’arbre est épuisé;si elle casse , il est frais. Il en périt beaucoupà la transplantation ; sur près d’un cent qu’unepersonne prit l’année dernière, il en réussit àpeiue quinze , et une partie était même dans un