192 traité complet
et apres avoir osté de l’escorce de chaque tronçonquelques deux ou trois doigts , seulement ducosté où la partie de l’arbre est coupée , laissantl’autre bout entier, sans le roigner aucunement,sont fourrez droitement dans terre jusqu’à deuxdoigts prez du rnesme bout, par lequel ils re-jettent moyennant les racines croissantes eri lapartie escorcliée. Le tems en est vers la fin deMars, et plus tard si la saison est tardive pourcrainte des dernieres froidures, et le poinct dela lune à son decours. La chose parle d’elle vmesme , que la terre doit estre fertile , bien fu-mée, bien labourée , et opportunément arousée Nen esté, pour l’avancement de ces arbrisseaux :aussi moyennant ces choses dans peu d’annéesils se rendront au point désiré ».
Il faut observer que le succès sera d’autantplus assuré , que le terrein sera plus amendé,que ces boutures seront mieux exposées , plusabritées du nord , et garanties de l’ardeur d’unsoleil trop desséchant. Je doute que , sans cesprécautions , il réussisse beaucoup de ces bou-tures. On peut les mettre dans des vases , etelles y prennent racine. L’arrosement de la terrepour entretenir l’humidité , est indispensable ;mais il y a un grand avantage de faire , avecde l’eau qu’on a exposée au soleil, une légèreaspersion vers le soir -, les feuilles , altérées
par
r