210 TRAITE COMPLETdepuis l’an io, couvert le sol de l’empire deplusieurs milliards d’arbres , de semis très-con-sidérables de toutes les espèces , qui seconde-ront les vues du gouvernement pour la planta-tion des routes impériales et des chemius vici-naux.
Nos ressources ;\ cet égard sont immenses ,et le deviennent davantage tous les ans. L’artdu pépiniériste était autrefois le partage de quel-ques hommes laborieux , de quelques prati-ciens intelligens qui joignaient aux leçons deleur propre expérience , celles de la traditionde leurs prédécesseurs. Le particulier le pluséloigné , par son état , de se livrer à l’agricul-ture y a cherché à s’instruire. A l’avantage quelui donne , sur l’artiste .de la campagne, uneéducation libérale qui n’est point étrangère auxprincipes de la physique , il a joint une pra-tique sûre qui a été pour lui un objet de médi-tation et de délassement ; l’espérance du succèsl’a soutenu dans les efforts qui devaient les réa-liser , et sa première jouissance est devenuel’attrait qui devait, lui en ménager d’autres.
Un grand nombre de propriétaires, soit dansdes biens considérables , soit dans des jardinsplus bornés , ont voulu avoir des pépinières quipussent les soustraire aux inconvéniens insépa-rables de se pourvoir dans celles d’autrui, et