220 TRAITÉ COMPLETcelle brandie de commerce si lucrative ; et à lafaveur d’un frère Alexis , que le goût de laretraite avait attiré de Vitry chez eux , ils firentconnaître que ce n’est pas dans ce lieu seule-ment , mais par-tout où l’industrie trouve às’exercer d'une manière utile , qu’on peut for-mer des pépinières.
Trois hommes ont principalement contribuéà en fairesentirlebesoin et à en répandre legoût.Ce sont Duhamel, dans ses immortels ouvra-ges ; Moreau , par son exemple; l’abbé Nolin,par son zèle et ses lumières. Le gouvernementen établit dans beaucoup de parties de la France .Moreau forma des élèves qui ont perfectionnéinsensiblement quelques erreurs de la routine.
On a objecté aux pépiniéristes de Vitry queleur fonds était épuisé ; mais on aurait dû ob-server qu’ils avaient prévenu cette critique de lacupidité , et que c’est dans le voisinage de leurcommune , quelquefois à plus d’une lieue , quesont placées leurs pépinières. Le travail et lapeine ne sont rien pour ces infatigables et utilescultivateurs.
Je ne saurais parler d’eux , sans réclamer con-tre le tort qu’a pu leur faire une petite bro-chure de M. Lemoine , intitulée Manuel duPépiniériste , contenant principalement la metthode suivie à Fitry, &c.