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Tome troisième.
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ïsfio TRAITÉ COMPLET

et de l’ordre qu’ils y mettent, ils n’ont à rendre

compte qu’à eux-mêmes.

Il n’en est pas de même d’un pépiniériste quiest payé par un particulier, par une adminis-tration , ou par le gouvernement. Il lui doit uncompte exact de tout ce qu’il fait , et de la ma-nière donL il le fait; il est payé pour cela. Lepropriétaire doit savoir, ou être à portée de sa-voir, ce qu’il a dans sa pépinière , et où tous lesobjets sont placés. Il ne faut pas cpie le pépi-niériste ait seulement un registre pour se guider;il faut que le propriétaire en ait un double, pours’éclairer de son côté. Sans cela , il est exposé àbeaucoup d’inconvéniens.

Le pépiniériste peut éprouver un accident fâ-clieux ; égarer son registre , on peut le lui vo-ler ; il peut avoir de l’humeur, se brouilleravec le propriétaire , lui refuser le registre ;comment s’y prendra alors le propriétaire ? S’iln’est pas familiarisé avec la connaissance des va-riétés , comment les distinguera-t-il ? A quiaura-t-il recours pour mettre de l’ordre dans sapépinière ?

Propriétaires administrateurs , qui que voussoyez . prenez-y garde. Ne vous exposez jamaisaux chances d’un accident, et mettez-vous en-core moins sous la dépendance d’un homme quivous fera la loi, et vous mettra d’autant plus