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Tome troisième.
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270 TRAITÉ COMPLETavait mis au fond une couche d’environ trente-deux centimètres ( un pied ) de fumier de vacheet de cheval bien pourri; le reste avait été cou-vert de terre très-végétale. Je puis assurer queplus de douze ans après , en deux différentesoccasions, ayant visité avec soin les pieds despêchers , je n’ai pas trouvé une seule racine quieût pénétré dans le terreau. J’avoue cependantque je crois que le fumier avait beaucoup aidéà la végétation ; mais c’est par la transpirationqui s’élevait vers la surface, à cause de la cha-leur intérieure de la terre.

Je crois donc qu’il serait plus avantageux deinet Ire en étendue ce qui me paraît inutile enprofondeur; c’est-à-dire , qu’au lieu de faire destrous de douze décimètres (quatre pieds) en pro-fondeur et en surface, il vaut mieux n’en mettrequ’environ huit décimètres (deux pieds et demi)de profondeur, et deux mètres de plus d’étendue,eu tous sens.

En effet , toutes les observations nous por-tent à croire que le grand but de la nature estde rapprocher les racines de la surface de laterre où se trouvent en plus grande abondanceles sucs nutritifs, et les fermens végétaux quiconcourent à la nourriture et à la formation desarbres. Sans doute , elle enfonce à certaines,profondeurs quelques-unes de leurs racines, qui