SUR LES PÉPINIÈRES.
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CHAPITRE IX.
De la déplantation des arbres,
IjTmProPBIÉté de cette expression arracherdes arbres , a toujours affligé mon imagination ,lorsqu’il s’agit d’arbres utiles qu’on se proposed’ôter d’un lieu , pour les transplanter dans tinautre. Elle m’offre l’idée d’une violence qu’ondoit faire à un arbre , et elle ne me rappelle quetrop celle que j’ai vu exercer si souvent sur ceuxqu’on arrachait des pépinières.
• Ta mythologie nous plaît en ce qu’elle ani-mait tout. Avec sa lyre, Orphée adoucissaitla férocité des tigres, calmait l’implacable sé-vérité des enfers; Amphyon rendait les pierressensibles. Les eaux étaient peuplées de naïades.Hes nymphes animaient les arbres ; outre uneVie commune à tout les végétaux , on Içtijj sup-posait du sentiment. On s’attendrit, on partageles regrets d’Apollon , lorsque Dapliné est chan-gée en laurier; et, comme l’a dit ingénieuse-ment Marmontel , lorsque
.» Sous l’ecorce qu’il presse , ' 1
Il sent palpiter un cœur.