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une forte journée d’exercice pour une dame (1). » LeMont-Blanc n’échappait pas à la loi commune. Il avait étéun temps où le courage seul ne suffisait pas à expliquerau gré du public l’audace des touristes, un temps où onlisait dans un itinéraire fameux, incessamment feuilletépar les voyageurs anglais , cette phrase caractéristique :« Un fait digne de remarque, c’est que la plupart des per-sonnes qui ont fait cette ascension avaient le timbre unpeu fêlé (2). » Mais une nouvelle école s’était formée. Lepublic, habitué à ses prouesses, les jugeait d’un œil moinssévère, elle ne connut plus d’obstacles.
Contradiction trop fréquente ici-bas ! Dès qu’on putmonter au Mont-Blanc sans être soupçonné d’avoir lecerveau détraqué, les touristes commencèrent à donnerdes signes manifestes de démence. Les fous d’autrefoisdisaient, comme M. Markham-Sherwill, en revenant dela cime : J’ai failli périr, jamais je ne conseillerai à per-sonne de suivre mon exemple; — les gens sensés dujour disaient : Ce n’est qu’un jeu, il n’y a pas de quoi scvanter, — et, par l’organe du plus répandu des jour-naux de Londres , l’un d’eux affirmait que l’ascension duMont-Blanc n’était pas plus difficile que celle du Snow-don (3). Ainsi, on ne se contentait plus d’affronter résolû-