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du goudron , la chaleur du feu fait fondre larésine qui , se mêlant avec la sève du bois ,coule au fond du fourneau. Ainsi le goudronse trouve fort résineux quand on charge lefourneau avec des morceaux de pin Ires-gras ; il est, au contraire , peu fluide et peurésineux, quand on charge le fourneau avecdu pin maigre : on n’obtient de cette dernièreespèce de bois qu’une sève peu chargée derésine , et qui n’est pas estimée.
On retire aqssi du goudron des copeaux qu’ona faits en entaillant les pins, de la paille quia servi à filtrer le brai sec, des feuilles, desmorceaux de bois, des mottes de terre qui sontimbues de résine; on emploie aussi les raci-nes-souches des pins abattus; enfin, toutes lesparties de l’arbre qui sont résineuses, sontpropres à faire du goudron.
En faisant le goudron, on peut se proposerdeux objets ; l’un est de retirer la substancerésineuse , et l’autre de faire du charbon.Si l’objet principal est d’avoir du charbon ,on met dans le fourneau toutes les parties dutronc et des branches; mais si l’on a princi-palement en vue d’extraire le goudron, onchoisit le cœur de l’arbre qui est rouge, lesnœuds et toutes les veines résineuses ; alors