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Tome second.
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le goudron qu’on obtient est beaucoup plusgras.

On distingue , en Provence , les pins enrouges et en blancs : ces derniers sont ceuxqui fournissent le plus de résine lorsqu’onleur fait des entailles; et les autres , c’est-à*dire les pins rouges , donnent le meilleurgoudron. Pour en extraire cette matière , ilfaut que le bois soit à moitié sec. On a cou-tume, en Provence , d’abattre les pins rougesau mois de mars ; mais dans les pays où l’onfait beaucoup de goudron, on abat les arbresdans le cours de l’année, et on les porte aulourneau quand ils sont parvenus au degré desiccité convenable.

Quand le bois dont on charge les four-neaux est bien rouge et bien résineux, on enretire à peu près le quart de son poidsde bon goudron , ou vingt-cinq pour cent;mais le plus ordinairement on n’en retire quedix à douze pour cent.

En Provence , on coupe le bois de pin enpetites pièces d’environ dix-huit pouces delongueur , sur un pouce ou un pouce et demide grosseur. On arrange ces pièces dans lefourneau par lits, qui se croisent en formede grilles. Les vides sont remplis, par des