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vent pnêmp on les laisse pourrir dans lesforêts (i\
Un arbre vigoureux et planté en bon fond,peut au plus rendre chaque année 3oà 4oJivres de poix.
§. CXLI. De la térébenthine ( 2 ).
Les sapins, proprement dits, qui ont lesfeuilles blanchâtres par-dessous , d’un vertclair par-dessus, et que l’on nomme sapins àfeuilles d’if, sont les seuls qui fournissentcelte résine liquide et transparente, connuesous le nom de térébenthine. j
Toutes les années, vers le mois d’août, despaysans italiens, voisins des Alpes , font unetournée dans les cantons de la Suisse où lessapins abondent pour y ramasser la térében-thine. Us ont des cornets de fer-blanc qui seterminent en pointe aiguë, et une bouteillede la même matière pendue à leur ceinture.D’autres se servent de cornes de bœuf. Usmontent jusqu’à la cime des plus hauts sapins,au moyen de leurs souliers armés de cram-
(1) On a Lien grand tort, caria pourriture des arbresrésineux donne lieu à la multiplication d’insectes nui-sibles.
(2) Article extrait de Duhamel.
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