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pons qui entrent dans l’éeoree des arbresdont ils embrassent le tronc avec les deuxjambes et un de leurs bras, pendant que del’autre ils se servent de leur cornet pour cre-ver de petites tumeurs ou des vessies que l’onaperçoit sur l’écorce des sapins. Lorsque leurcornet est rempli de cette térébenthine claireet coulante qui forme les vessies, ils la ver-sent dans la bouteille qu’ils portent à leurceinture, et ces bouteilles se vident ensuitedans des outres ou peaux de bouc, qui ser-vent à transporter la térébenthine dans leslieux où i(s savent en avoir le débit le plusavantageux. Avant de la mettre dans les ou-tres, ils la purifient par une filtration, desfeuilles de sapin, fragmens d’écorce ou mous-ses qui pourraient s’y trouver, et c’est la seulepréparation que l’on donne à cette résine.
La térébenthine se tire des vessies ou tu-meurs qui se forment naturellement dans l’é-corce des sapins proprement dits, et nonpar incisions comme la résine des épicias.
Dans les endroits où le fond est gras, et laterre substancieuse , on fait deux récoltes detérébenthine dans la saison des deux sèves;savoir, celle du printemps et celle d’août.Mais chaque arbre ne produit qu’une fois desvessies pendant le cours d’une année; ils n’ea