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çhées, et l’on y répand des semences de pin ,de sapin , de mélèze, de bouleau , de chênepu autres, selon la nature du terrain et sonexposition. On mêle à ces graines, lorsqu’ilest possible, des semences d’ajonc épineux oude genêt, pour protéger par leur ombre lessemis contre l’ardeur du soleil et la rigueurdu froid , et pour opposer un obstacle deplus, par leurs racines, aux avalanges qui sui-vent les grandes pluies et la fonte des neiges.
Les tranchées se remplissent insensible-ment des débris des végétaux et des terresque les pluies entraînent vers le penchant dela montagne. Les intervalles d’une tranchéeà l’autre se gazonnent et se raffermissent ; leseaux des pluies, retenues par les sillons , im-bibent la terre, et les jeunes plants trouventl’engrais et l’humidité nécessaires à leur dé-veloppement.
Il résulte de ce qui vient d’être dit, quel’on doit bien se garder de cultiver en pom-mes de terre ou en grains les pentes des mon-tagnes. Ce serait, en effet, faciliter l’éboule-ment des terres , la dénudation des racinesdes arbres , et augmenter ainsi la rapiditédes pentes.
Il est encore une autre méthode que l’on